oktobro 1906, kongreso de la ĜKL (CGT Francio)

En 1906, en la nordfrancia urbo Amiens , konstatinte ke la barilo de la lingvoj starigis gravegan malhelpon al la emancipiĝo de la laborista mondo, la kongreso de la sindikato CGT (Confédération Générale du Travail = Ĝenerala Konfederacio de la Laboro), kiu havis tiam 200 000 membrojn en Francio, voĉdonis rekomendon kaj alvokon por ke la laboristaj sindikatoj kaj aktivuloj disvastigu la studadon kaj praktikadon de la Internacia Lingvo Esperanto kaj malfermu, ĉie kie tio estis ebla, vesperkursojn por la laboristoj.

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10 octobre 1906 : Congrès de la CGT. 17e Congrès National Corporatif. IXe congrès C.G.T. Amiens du 8 au 16 octobre 1906.

Séance du 10 octobre (soir) …”Il nous suffira d’en appeler à la mémoire de tous les congressistes qui ont assisté à des Congrès Internationaux pour montrer l’extrême difficulté qu’entraînent les sept ou huit langues qu’on y est, à l’heure présente obligé de parler et l’énorme économie de temps qui résulterait de l’emploi d’une seule langue dans ces Congrès où la traduction plus ou moins fidèle absorbe le plus clair du temps des congressistes.


Nous croyons donc que le Congrès Fédéral ferait besogne des plus utiles en s’associant aux vœux émis en faveur de l’Espéranto, dans les congrès corporatifs des peintres, des employés, des chapeliers, des céramistes, etc… et de plus, en votant l’ordre du jour suivant que nous avons l’honneurde lui proposer :”


” Le Congrès :

Considérant que l’émancipation intégrale des travailleurs ne peut s’opérer qu’internationalement mais que les différences de langage sont une entrave matérielle et presque insurmontable à l’entente des prolétaires de tous les pays :

Constatant l’extrême facilité d’apprentissage de la langue Espéranto et les éminents services qu’elle est appelée à rendre à la classe ouvrière organisée nationalement et internationalement :

Par ces motifs :

Le 17e Congrès Fédéral invite les secrétaires de Fédérations Nationales, de Bourses de Travail, de syndicats ouvriers et les militants desdites organisations, à faire la plus active propagande pour l’étude, la pratique et l’extension de la langue internationale Espéranto et à créer, partout où ce sera possible, des cours du soir pour tous les travailleurs.”

Pour la Fédération Nationale des syndicats de peinture et parties assimilées.

Le délégué: Léon ROBERT

A Bousquet, Sellier, (employés). Marie, Janvion, P Hervier (Bourges). Bornet (bûcherons). Ch Dooghe (Reims). Gouly (Toulouse). Yvetot, Etg David (peinture). Tabard, Robert et Ferrier (Grenoble), Peyron, ? Montagne, (Inscrits maritimes du Havre). Antourville (alimentation).

Le rapport et l’ordre du jour en faveur de l’Espéranto sont adoptés à l’UNANIMITE.

Les secrétaires de séance:

Lecointe, des typographes; Sellier et Mémery, des employés.

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